{"id":20193,"date":"2004-05-02T13:50:58","date_gmt":"2004-05-02T11:50:58","guid":{"rendered":"http:\/\/www.wallendorff.com\/?p=20193"},"modified":"2014-01-06T17:02:34","modified_gmt":"2014-01-06T15:02:34","slug":"coachella-music-and-art-festival-indio-1er-2-mai","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.wallendorff.com\/belogue\/2004\/05\/02\/coachella-music-and-art-festival-indio-1er-2-mai\/","title":{"rendered":"Coachella Music and Art Festival, Indio, 1er-2 mai."},"content":{"rendered":"\n<div id=\"photo\">\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.wallendorff.com\/belogue\/photo\/2004\/05\/20040502.jpg\"><\/p>\n<\/p><\/div>\n<p><strong>2 jours, 5  sc&egrave;nes, 80 artistes et surtout 40&nbsp;&deg;C &agrave; l&rsquo;ombre. Le Coachella  Valley Music Festival 2004, au milieu du d&eacute;sert californien, fut  torride. Et la pr&eacute;sence de groupe chaud bouillants n&rsquo;a rien  arrang&eacute;. Retour sur un week-end o&ugrave; The Cure, Radiohead, The Pixies  et Muse, entre autres, ont aggrav&eacute; la canicule.<\/strong><\/p>\n<p>La route 10  serpente mollement dans le d&eacute;sert, traversant le n&eacute;ant d&rsquo;&eacute;tendues  sablonneuses et de montagnes escarp&eacute;es. Sur la route, les champs  d&rsquo;&eacute;oliennes qu&rsquo;on traverse sont comme des ventilateurs inefficaces  devant la chaleur ambiante. De Los Angeles &agrave; Indio, 200&nbsp;km plus  loin, on se croirait p&egrave;leriner sur la route 66. Un road-trip au  milieu de nulle part pour une grand-messe nomm&eacute;e Coachella. Avec  comme ic&ocirc;nes Radiohead, The Cure, Muse et, dans le r&ocirc;le des  r&eacute;incarn&eacute;s de service, The Pixies.<\/p>\n<h2>Belfort  am&eacute;ricain<\/h2>\n<p>C&rsquo;est &eacute;crit  &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e d&rsquo;Indio&nbsp;: Nous sommes dans &laquo;&nbsp;la ville des  festivals&nbsp;&raquo;. En 5 ans et 4 &eacute;ditions, le Coachella Music And  Arts Festival est devenu le plus important de la ville, puis de la  r&eacute;gion. En 2003, d&eacute;j&agrave;, l&rsquo;affiche &eacute;tait impressionnante, avec Ben  Harper, The White Stripes, Iggy Pop and the Stooges et en invit&eacute;s  locaux les Red Hot Chili Peppers. Coachella avait alors attir&eacute;  33&nbsp;000 personnes sur un week-end. Cette ann&eacute;e, avec les allures  de dream-team de la liste des groupes annonc&eacute;s, pas &eacute;tonnant que  les 70&nbsp;000 billets aient &eacute;t&eacute; vendus bien avant le d&eacute;but des  festivit&eacute;s. Pour vous faire une id&eacute;e, Coachella c&rsquo;est un peu le  Belfort am&eacute;ricain. LE festival &agrave; ne pas louper ici. Et d&rsquo;apr&egrave;s les  plaques des voitures sur le parking, y en a qui sont venus de loin.  Coachella a &eacute;t&eacute; lanc&eacute; en copiant les gros festivals europ&eacute;ens,  apr&egrave;s le succ&egrave;s remport&eacute; par ses anc&ecirc;tres Woodstock 94 et 99.  L&rsquo;affiche est donc &eacute;clectique et m&eacute;lange rock, pop et electro,  comme &agrave; Belfort. Il y a une sc&egrave;ne principale dans une petite  cuvette, comme &agrave; Belfort. Il y a un gros chapiteau blanc avec une  sc&egrave;ne plus petite, comme &agrave; Belfort. Et en plus de &ccedil;a, il y a deux  autres petits chapiteaux et une sc&egrave;ne en ext&eacute;rieur, pas comme &agrave;  Belfort. Je n&rsquo;irai pas dans le d&eacute;tail, mais une temp&eacute;rature  ambiante de 45&deg;C et la pr&eacute;sence de palmiers et de bikinis nous  rappellent que justement, on n&rsquo;est pas &agrave; Belfort.      <\/p>\n<h2>C&rsquo;est  samedi, c&rsquo;est bronzage-party<\/h2>\n<p>Le samedi 1<sup>er<\/sup> mai d&eacute;marre avec un bel apr&egrave;s-midi. The Sounds r&eacute;veillent le  public de la grande sc&egrave;ne avec &eacute;nergie. Ils finissent chacune de  leurs chansons comme si c&rsquo;&eacute;tait leur derni&egrave;re. Kinky de son c&ocirc;t&eacute;  provoque une v&eacute;ritable fiesta latino gr&acirc;ce &agrave; tous les Mexicains  pr&eacute;sents dans le public. &Agrave; premi&egrave;re vue, le groupe aurait pu  s&rsquo;appeler Mexican Dub Foundation. Beck, lui a &eacute;t&eacute; programm&eacute; en  toute derni&egrave;re minute sur une sc&egrave;ne trop petite, et tout le monde  s&rsquo;est ru&eacute; pour le voir. Le chapiteau d&eacute;borde, on ne voit rien de  son set acoustique. Je passe mon chemin, dommage. Sur la grande  sc&egrave;ne, je tombe sur la prestation de The (International) Noise  Conspiracy. Fid&egrave;les &agrave; leur r&eacute;putation, les Su&eacute;dois y vont de leur  message politique. Dennis Lyxz&eacute;n invite la foule &agrave; se d&eacute;barrasser  de Bush. Le public hurle son consentement. Tout le week-end, les  groupes vont tenir le m&ecirc;me discours anti-Bush. &Ccedil;a va donner &agrave;  Coachella de faux airs de Woodstock lyophilis&eacute;. Du sable &agrave; la place  de la boue et l&rsquo;Irak en guise de Vietnam. The (International) Noise  Conspiracy joue fort et bien, mais malgr&eacute; tous ces efforts le public  reste quasi-immobile, m&ecirc;me s&rsquo;il r&eacute;agit de la voix et des mains. &Agrave;  se demander si c&rsquo;est la chaleur qui fait &ccedil;a&hellip; Sparta, qui passent  juste apr&egrave;s, rencontrent les m&ecirc;mes probl&egrave;mes. Le public applaudit,  hurle, mais ne bouge pas d&rsquo;un poil. Pas de gens qui sautent, pas de  slams, on n&rsquo;est pas &agrave; Belfort, ici. Et honn&ecirc;tement, &ccedil;a enl&egrave;ve du  charme &agrave; une prestation s&eacute;duisante, au cours de laquelle on a pu  d&eacute;couvrir des titres de <em>Porcelain<\/em>,  le nouvel album, qui sort en juin.<\/p>\n<h2>Desert  Sensations<\/h2>\n<p>La suite se  passe &agrave; l&rsquo;Outdoor Theater. Le premier concert de l&rsquo;histoire du groupe  qui aurait pu donner son nom au festival entier&nbsp;: The Desert  Sessions. Josh Homme est l&agrave;, entour&eacute; de toute sa petite famille. Il  y a Dean Ween (Ween), Mark Lanegan (ex-Screaming Trees, ex-Queens of  the Stone Age), Alain Johannes et Natasha Shneider (Eleven) et m&ecirc;me  sa copine, Brody Dalle de The Distillers. Ils sont venus de pas loin,  puisque le Rancho de la Luna, leur l&eacute;gendaire studio, est &agrave;  quelques encablures de Coachella. &Ccedil;a ressemble &agrave; un vaste  laboratoire musical&nbsp;: toutes les tendances se greffent sur le  hard rock pr&ecirc;ch&eacute; par Homme pour donner un ensemble lancinant et  &eacute;nerv&eacute;. Comme &eacute;cras&eacute; par la chaleur, mais ruant dans les  brancards quand il le faut. Honn&ecirc;tement, je ne vois pas quel cadre  pourrait mieux coller &agrave; ce concert. Le moment est historique,  personne n&rsquo;a vu The Desert Sessions sur sc&egrave;ne jusque-l&agrave;. Mais au  m&ecirc;me moment, tout aussi historique, The Pixies s&rsquo;appr&ecirc;tent &agrave;  rena&icirc;tre. Le public quitte Homme et Compagnie pour aller s&rsquo;entasser  devant la grande sc&egrave;ne.      <\/p>\n<h2>Pixies  gone to heaven<\/h2>\n<p>Si j&rsquo;&eacute;tais  n&eacute; en 93 j&rsquo;aurais pu vous la faire dans le style&nbsp;: &laquo;&nbsp;Un  chanteur qui hurle comme Kurt Cobain et l&rsquo;ancienne chanteuse de The  Breeders sont les &eacute;l&eacute;ments-cl&eacute;s de ce groupe dont le principal hit  semble &ecirc;tre sa reprise du <em>Where  Is My Mind?<\/em> de Placebo&nbsp;&raquo;.  Mais vous avez de la chance, je suis n&eacute; un peu avant 93. Franck  Black avait expliqu&eacute; lors de l&rsquo;annonce de leur reformation que The  Pixies s&rsquo;&eacute;taient tout d&rsquo;abord tous retrouv&eacute;s &agrave; Los Angeles pour se  remettre dans le bain&nbsp;: jouer ensemble et voir si l&rsquo;alchimie  pouvait reprendre. Ce soir, c&rsquo;est le point culminant du tour de  chauffe de 11 dates qui ont men&eacute; les Pixies de Minneapolis  jusqu&rsquo;ici. Quand ils arrivent, c&rsquo;est la folie. Il faut dire que plus  personne ne s&rsquo;attendait &agrave; les revoir un jour. Mais ils sont bien l&agrave;,  tous ensemble, pour de vrai&nbsp;! &Agrave; peine <em>Bone  Machine<\/em> entam&eacute;e, c&rsquo;est comme  s&rsquo;ils n&rsquo;&eacute;taient jamais partis. Autour de moi, c&rsquo;est l&rsquo;extase. Des  sourires b&eacute;ats &agrave; perte de vue. S&rsquo;ils &eacute;taient l&agrave;, ils auraient  tous le m&ecirc;me sourire&nbsp;: Thom Yorke, Brian Molko, Kurt Cobain ou  Eddie Vedder, tous ceux qui se r&eacute;clament des Pixies. Sur sc&egrave;ne,  Black Francis renoue avec ses hurlements hyst&eacute;riques sur <em>Debaser<\/em> et <em>U-Mass<\/em>.  Kim Deal suit, sur les ch&oelig;urs de <em>Monkey  Gone to Heaven<\/em>, <em>Here  Comes Your Man<\/em> et toute seule  sur <em>Gigantic<\/em>.  La foule adore. Elle bouge toujours pas, mais elle adore. Sur <em>Vamos<\/em>,  le guitariste Joey Santiago devient dingue et se met &agrave; attaquer sa  guitare avec une baguette de batterie, puis une canette de bi&egrave;re.  Personne ne cause entre les chansons, mais l&rsquo;ambiance est tout de  m&ecirc;me l&agrave;. Le batteur David Lovering quitte ses f&ucirc;ts pour  photographier le public. Ensuite, on a droit &agrave; <em>Where  Is My Mind?<\/em>, magistrale,  et <em>Into the White<\/em>,  qui cl&ocirc;t les d&eacute;bats. Alors que tout le monde file manger sa  saucisse avant que Radiohead arrive, je reste l&agrave; avec les  irr&eacute;ductibles. Combien de vocations de musiciens vont-elles na&icirc;tre  gr&acirc;ce &agrave; ce concert&nbsp;? Et combien seront encore suscit&eacute;es cet  &eacute;t&eacute; en Europe&nbsp;? Avant Radiohead, je passe voir The Rapture &agrave; l&rsquo;Outdoor Theater. L&agrave;, le groupe a transform&eacute; la sc&egrave;ne en  discoth&egrave;que et secoue la foule en rythme. Rapture, &ccedil;a veut dire  extase, et beaucoup appliquent le principe. Les gars distillent un  vent de folie. Luke Jenner, chanteur d&eacute;lur&eacute;, et le bassiste Mattie  Safer chantent en ch&oelig;ur sur le m&ecirc;me micro. Pour secouer la masse de  gens, le quatuor leur sert  une pinc&eacute;e d&rsquo;electro. Jenner se met la guitare sur l&rsquo;&eacute;paule, comme  un canon. Il tire &agrave; boulets rouges sur le public, sous une pluie de  strobos, avec un brin de folie d&eacute;hanch&eacute;e. Saisissant.      <\/p>\n<h2>The  Coachella Anthem<\/h2>\n<p>Et vient le  ph&eacute;nom&egrave;ne Radiohead. Un ph&eacute;nom&egrave;ne dont on a bien failli &ecirc;tre  priv&eacute;. Le lundi, un m&eacute;decin australien soucieux de prot&eacute;ger la  joie auditive des masses a interdit &agrave; Thom Yorke de chanter pour  quelques jours. Pas parce qu&rsquo;il chante mal (&ccedil;a se saurait&nbsp;!),  mais parce qu&rsquo;il risque de s&eacute;rieusement endommager sa voix. La  derni&egrave;re date de la tourn&eacute;e australienne a donc &eacute;t&eacute; annul&eacute;e.  Officiellement, la participation de Radiohead est maintenue, mais  personne n&rsquo;est s&ucirc;r &agrave; 100% que les Anglais seront l&agrave;. &Agrave; 21h, la  mar&eacute;e humaine mass&eacute;e devant la grande sc&egrave;ne retient son souffle.  Tout &agrave; coup, on entend une longue intro. Yorke arrive alors, lan&ccedil;ant  une esp&egrave;ce de &laquo;&nbsp;Ah yeah&nbsp;&raquo; dans son micro. <em>2+2=5<\/em> commence. La foule est aux anges, transport&eacute;e par le chant du major  Thom. &Ccedil;&rsquo;aurait &eacute;t&eacute; un crime de nous priver de &ccedil;a. Les jeux de  lumi&egrave;res sont impressionnants, les &eacute;crans vid&eacute;o diffusent des  images des membres de Radiohead dans des cadres &eacute;troits. Comme si on  les regardait par l&rsquo;entreb&acirc;illement d&rsquo;une porte, histoire d&rsquo;essayer  de mettre un peu d&rsquo;intimit&eacute; dans un concert de 50&nbsp;000  personnes. Le frontman, lui, est le jouet de sa propre musique. Il  est en transe sur <em>Sit Down, Stand  Up<\/em>, comme dans une rave-party.  Il se convulse sur <em>Idioteque<\/em> avant d&rsquo;hurler, les bras ouverts, le micro d&eacute;bo&icirc;t&eacute;, &laquo;&nbsp;This  one is for the children&nbsp;!&nbsp;&raquo;. Quand on l&rsquo;entend vomir sa  douleur sur <em>Paranoid Android<\/em>,  on comprend que, pour lui, chanter est vital. Sur <em>Creep<\/em>,  il est l&agrave;, les yeux mi-clos, chantant &laquo;&nbsp;I&rsquo;m a weirdo&nbsp;&raquo;  avec un sourire en coin, avant d&rsquo;ajouter  &laquo;&nbsp;Ouais, je dois &ecirc;tre &ccedil;a, ouais&nbsp;&raquo;. Son bras lev&eacute;  pendant <em>No Surprises<\/em>,  appuyant sur la phrase &laquo;&nbsp;Governments they don&rsquo;t speak for us&nbsp;&raquo;  (les gouvernements ne parlent pas pour nous), avec la foule qui  applaudit, on se dit que la vie vaut la peine d&rsquo;&ecirc;tre v&eacute;cue. <em>Everything in Its Right Place<\/em> est un final trippant. Et Radiohead s&rsquo;en vont. Ils ont donn&eacute; &agrave; la  vall&eacute;e sa dose de rock travaill&eacute;, &eacute;volu&eacute;, tellement audacieux. On  en voudrait plus, mais d&eacute;j&agrave; les roadies vident la sc&egrave;ne. Des fans  furieux se battent pour une setlist, une baguette de batterie ou le  gobelet qui a eu la chance de toucher les l&egrave;vres qui nous ont mis  dans cet &eacute;tat-l&agrave;. La fin de la soir&eacute;e se passe dans les trois  chapiteaux. On a l&#8217;embarras du choix. &Agrave; ma gauche, Electric 6,  toujours d&eacute;contract&eacute;s. Au milieu, Phantom Planet. Ils sont du coin,  beaucoup de leurs fans de la premi&egrave;re heure sont venus les voir,  dans une ambiance de folie. &Agrave; ma droite, dans le dernier chapiteau,  on trouve Kraftwerk. Les papys de l&rsquo;electro ont remani&eacute; leur musique  pour l&rsquo;adapter &agrave; notre XXI<sup>e<\/sup> si&egrave;cle moderne. La sc&egrave;ne est minimaliste. Quatre pupitres, un &eacute;cran  qui nous bombarde au fond et eux, qui ne bougent pas d&rsquo;un sourcil.  Ils ralentissent le rythme tout au long du rappel, quittant la sc&egrave;ne  un &agrave; un. Quand le dernier part, il ne reste plus rien. La premi&egrave;re  journ&eacute;e de Coachella vient de se terminer comme dans un r&ecirc;ve. Un  r&ecirc;ve qui prend n&eacute;anmoins un sacr&eacute; go&ucirc;t de r&eacute;alit&eacute; quand on se  retrouve  coinc&eacute; pendant 3h dans le parking en attendant que le trafic se  d&eacute;bloque&hellip;<\/p>\n<h2>&iexcl;&nbsp;Muse-icos  mexicanos&nbsp;!<\/h2>\n<p>Le premier  &eacute;v&eacute;nement du dimanche 2 mai, c&rsquo;est Muse. Le trio passe en deuxi&egrave;me  position sur la grande sc&egrave;ne. Je suis entour&eacute; de Mexicains sauteurs  qui deviennent hyst&eacute;riques d&egrave;s le d&eacute;but d&rsquo;<em>Hysteria<\/em>.  Voil&agrave; une chanson au nom valable. Le combo semble pourtant un peu  crisp&eacute; au d&eacute;but. Matthew Bellamy se plante sur une ou deux phrases,  mais une fois dans le bain, tous les trois se donnent &agrave; fond pour  convaincre le public que si la plan&egrave;te les adore depuis 5 ans, c&rsquo;est  qu&rsquo;elle  a de bonnes raisons. L&rsquo;auditoire &ndash;&nbsp;pas &eacute;norme, la journ&eacute;e  ne fait que commencer&nbsp;&ndash; ne bouge toujours pas. Seuls les  chicanos se remuent un peu, reconnaissant chaque titre, chantant  toutes les paroles. Muse peut se lancer dans une tourn&eacute;e mexicaine,  ils devraient voir du monde se presser au portillon. Mais avant &ccedil;a,  la colonie latinos les motivent assez pour finir en apoth&eacute;ose, sur <em>Time Is Running Out, Plug In Baby<\/em> et <em>Stockholm Syndrome<\/em>.  Les ballons blancs sont de sortie, lanc&eacute;s dans le public par des  roadies&#8230; Pour rafra&icirc;chir les gens, Ils ont &eacute;t&eacute; remplis de flotte  (les ballons. Un roadie, d&rsquo;habitude, c&rsquo;est rempli de bi&egrave;re). Un  seul explose. Les autres se baladent vite fait dans la foule et  reviennent vers la sc&egrave;ne, o&ugrave; les roadies les r&eacute;cup&egrave;rent en  souvenir, &ccedil;a doit faire classe, au milieu du salon&nbsp;! Muse  termin&eacute;, j&rsquo;arrive &agrave; temps pour voir The Thrills et entendre&nbsp;leurs  premiers mots : &laquo;&nbsp;Merci de venir vous entasser comme des  sardines dans ce putain de four, &ccedil;a nous fait plaisir&nbsp;&raquo;. Le  chapiteau est bond&eacute;, il doit faire 55&deg;C dedans. Le groupe fait  participer leur public &agrave; un voyage au milieu des seventies des Beach  Boys. Le pied. Sur la grande sc&egrave;ne, Thursday s&rsquo;agite et secoue la  petite assembl&eacute;e venue les voir. Pour tout dire, il n&rsquo;y a pas  beaucoup de monde pour appr&eacute;cier leur metal chapeaut&eacute; par la voix  poignante de Geoff Rickly. Vraiment dommage, &ccedil;a valait le d&eacute;tour.<\/p>\n<h2>Cr&eacute;puscule  au grand Air<\/h2>\n<p>Quand Air  arrive &agrave; son tour sur la grande sc&egrave;ne, les esprits semblent  s&rsquo;&eacute;chauffer. Nos frenchies sont attendus et cela semble les  intimider quelque peu. Nicolas Godin est sto&iuml;que, on dirait un ange.  Une choriste &agrave; la voix radieuse suit le chant. Air distille &agrave; son  public une pop-electro qui rend zen. D&rsquo;ailleurs, l&rsquo;odeur de la zen  attitude se r&eacute;pand autour de moi. Le soleil se couche, on respire  l&rsquo;Air. On croirait voir une version electro de Simon et Garfunkel.  Tiens&hellip;&nbsp;!? La choriste &agrave; la voix mielleuse est en fait  un clavi&eacute;riste barbu d&eacute;guis&eacute; en Francis Lalanne. &Ccedil;a ne retire  rien &agrave; ses qualit&eacute;s de &laquo;&nbsp;chanteuse&nbsp;&raquo;. Air se met en  confiance, remercie, &laquo;&nbsp;Thank you, merci beaucoup&nbsp;&raquo;.  L&rsquo;ambiance monte d&rsquo;un cran sur <em>Cherry  Blossom Girl<\/em>, <em>Sexy  Boy <\/em>et <em>Kelly  Watch the Stars<\/em>. J&rsquo;entends des  filles se dire qu&rsquo;elles adorent cet accent fran&ccedil;ais. &Ccedil;a serait donc  pas une l&eacute;gende&nbsp;?      <\/p>\n<h2>BRMC&nbsp;:  La Bande &agrave; Robert a des Micros Cass&eacute;s<\/h2>\n<p>&Agrave; l&rsquo;Outdoor  Theater, les Black Rebel Motorcycle Club semblent &ecirc;tre victimes d&rsquo;un  complot. Le groupe a quitt&eacute; son label mi-avril. Visiblement, de  fieff&eacute;s fourbes &agrave; la solde de l&rsquo;hydre musicale sont venus saboter  le show de leurs ex-prot&eacute;g&eacute;s. R&eacute;sultat&nbsp;: les micros se  mettent &agrave; marcher d&rsquo;un coup au milieu de la premi&egrave;re chanson.  Encore 20 secondes et c&rsquo;est le micro de la grosse caisse qui rena&icirc;t  de ses cendres. Black Rebel Motorcycle Club se confond en excuses,  mais bon, ils n&rsquo;y sont pour rien. <em>Six  Barrel Shotgun<\/em> passe. <em>Stop<\/em> porte bien son nom&nbsp;: le Motorcycle Club cale en plein milieu,  micros coup&eacute;s, avec juste un reste de batterie. L&agrave;, les trois gars  sont hors d&rsquo;eux et d&eacute;cident de finir par un set acoustique  surprenant. On croirait voir un autre groupe. Le public, pas  solidaire pour un sou, part par petits bouts vers la grande sc&egrave;ne,  pour aller voir The Flaming Lips. Black Rebel Motorcycle Club  continue sur sa lanc&eacute;e acoustique et finit l&agrave;, assez &eacute;nerv&eacute;s. Y a  des jours comme &ccedil;a&hellip;      <\/p>\n<h2>The  Flaming Circus<\/h2>\n<p>Les Flaming  Lips ont d&eacute;cid&eacute; de profiter de leur position de t&ecirc;te d&rsquo;affiche  pour sortir le grand jeu. Eux, ils ont compris comment on le fait  bouger, le public ricain. On le prend, on lui envoie plein de trucs  marrants sur sc&egrave;ne et l&rsquo;affaire est assur&eacute;e.  Wayne Coyne d&eacute;barque ainsi  dans une bulle g&eacute;ante en marchant sur les gens. Il y a un cochon, un  gros ours, un p&egrave;re no&euml;l et toute une m&eacute;nagerie en peluche sur  sc&egrave;ne. C&rsquo;est une vraie kermesse&nbsp;: gros ballons multicolores,  machines &agrave; fum&eacute;e et une cam&eacute;ra en &oelig;il de poisson sur le micro de  Coyne. L&rsquo;appareil id&eacute;al pour une vue imprenable sur l&rsquo;int&eacute;rieur  de ses narines quand il nous cause. Et il cause beaucoup, Coyne. Il  explique qu&rsquo;il a r&ecirc;v&eacute; qu&rsquo;il arriverait &agrave; Coachella dans une bulle  g&eacute;ante de l&rsquo;hyperespace et nous demande de le raconter &agrave; tout le  monde. Je m&rsquo;ex&eacute;cute&nbsp;: dimanche, j&rsquo;ai vu une bulle g&eacute;ante de  l&rsquo;hyperespace avec un Wayne Coyne dedans. Il nous fait ensuite son  speech anti-Bush, puis anti-Schwarzie. On dirait un show catholique  de la t&eacute;l&eacute; ricaine, en mieux, avec ma&icirc;tre de c&eacute;r&eacute;monie et  sermons en musique. Les Flaming finissent avec un chant de joyeux  &laquo;&nbsp;jour de naissance&nbsp;&raquo; pour Beck. 50&nbsp;000 personnes  chantent en ch&oelig;ur pour lui et sa femme Morissa, qui vont avoir un  b&eacute;b&eacute; 3 semaines plus tard. Je ne vous ai pas parl&eacute; de musique&nbsp;?  Normal. Il y avait tellement de choses &agrave; voir que j&rsquo;en ai oubli&eacute;  les choses &agrave; entendre. Tout ce dont je me souvienne, c&rsquo;est que The  Flaming Lips sont arriv&eacute;s sur le <em>Carmina  Burana<\/em>. Ensuite, la musique  collait parfaitement bien au spectacle. Un vrai cirque ambulant&nbsp;!      <\/p>\n<h2>Cure  toujours<\/h2>\n<p>Diam&eacute;tralement  oppos&eacute;s, The Cure mise tout sur la musique. Le dernier concert du  festival d&eacute;marre avec <em>Lost<\/em>,  un nouveau titre. Tout au long du concert, l&rsquo;ambiance dans la foule  monte progressivement. Gr&acirc;ce &agrave; la musique d&rsquo;une part, et au fait  qu&rsquo;au fur et &agrave; mesure, les gens s&rsquo;en vont, pour &eacute;viter les  bouchons de la veille. &Agrave; la fin ne restent que les fans inv&eacute;t&eacute;r&eacute;s  et ceux qui sont venus en v&eacute;lo. La voix de Smith n&rsquo;a pas vieilli.  Ses paroles lui tiennent toujours autant &agrave; c&oelig;ur. Rock&rsquo;n&rsquo;roll  attitude oblige, il a le visage marqu&eacute; mais l&rsquo;expression de  celui-ci attire les regards vers l&rsquo;&eacute;cran g&eacute;ant. Ce qu&rsquo;il chante  lui vient de loin. Sa guitare aussi ressent sa hargne. &Agrave; chaque  chanson, elle se retrouve avec une ou deux cordes en moins. On a  droit &agrave; 3 nouveaux morceaux tir&eacute;s de l&rsquo;album &agrave; para&icirc;tre le 29  juin, mais le reste du r&eacute;pertoire fait, pour le moment, plus  d&rsquo;effet. <em>In Between Days<\/em> et <em>Just Like Heaven<\/em> sont magiques. <em>From The Edge of  the Great Deep Sea<\/em> entretient la  flamme. Le rappel s&rsquo;&eacute;tire sur 6 chansons. Le public scande toutes  les paroles de l&rsquo;encha&icirc;nement <em>Close  to Me&nbsp;\/ The Lovecats&nbsp;\/ Why Can&rsquo;t I Be You?&nbsp;\/  Boys Don&rsquo;t Cry. A Forest<\/em> parach&egrave;ve la prestation, et The Cure quitte la sc&egrave;ne. Les lumi&egrave;res  se rallument, la s&eacute;cu commence &agrave; vider les lieux. Certains restent  immobiles. La fin en douceur d&rsquo;un week-end riche en &eacute;v&eacute;nements.  Je ne compte plus les sourires radieux sur les visages. Le b&eacute;b&eacute; a  grandi. Coachella a de beaux jours devant lui.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>2 jours, 5 sc&egrave;nes, 80 artistes et surtout 40&nbsp;&deg;C &agrave; l&rsquo;ombre. Le Coachella Valley Music Festival 2004, au milieu du d&eacute;sert californien, fut torride. Et la pr&eacute;sence de groupe chaud bouillants n&rsquo;a rien arrang&eacute;. Retour sur un week-end o&ugrave; The Cure, Radiohead, The Pixies et Muse, entre autres, ont aggrav&eacute; la canicule. 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