Trek Forclaz, 12 – 16 février 2018.

J’ai eu la chance de partir avec Eurosyn et Forclaz en février dernier1 suivre un groupe de testeurs partis à Långsele, en Laponie suédoise, randonner 3 jours en raquettes dans la neige et camper 3 nuits dans le froid pour éprouver des tenues polaires.

Nous étions guidés et avitaillés par Rémy Coste et Aurélie Delattre, qui se sont installés là voilà près de deux ans pour entraîner leurs chiens de traîneau (ce qui leur réussit bien puisqu’ils viennent cette année encore de finir premier et sixième de la Grande Odyssée Savoie – Mont-Blanc).

Ce fut un grand défi physique – compte tenu de ma condition sportive d’athlète virtuel biberonné au jus de houblon d’outre-Quiévrain –, mais aussi photographique, puisqu’il fallut faire des choix pour alléger le sac au maximum, réfléchir à d’autres façons d’utiliser le matériel, garder les batteries au chaud, ne changer d’objectif que lorsque c’était nécessaire et possible et ne rien poser par terre qu’en dernier recours, parce qu’un ensevelissement accidentel sous la neige est vite arrivé.J’ai beaucoup appris, j’ai même inventé des hybrides de fixations compatibles avec deux systèmes d’accrochage à la fois, et j’ai rapporté assez de nouvelles idées pour me simplifier la vie en festival l’été suivant.

Ce ne fut bien sûr pas simple tout le temps, d’autant qu’on se lasse vite de manger lyophilisé et de ne dormir que 3 h2 par nuit, mais aller jusqu’au bout sans faillir et traverser des espaces vides et loin de tout propices à l’introspection3 ne pouvait être une meilleure façon de finir ma trentaine. Sans compter que la première bière que nous bûmes en rentrant à Umeå le vendredi soir fut la meilleure de ma vie (voyez donc la joie qui nous submerge dans le miroir du plafond d’une toilette de bar dans le blog-note de février dernier).

Merci aux équipes Décathlon, Forclaz et Eurosyn pour leur confiance : Aude, Thierry, Jonas, Karim, Pierre-Maxime.

Merci à Adrien, Aurélien, Christophe, Élise, Fadilah, Manue, Paul, Sébastien, Shaï, nos testeurs, pour leur bonne humeur.

Merci à Aurélie et Rémy pour leur accueil et leur poêlées.

Merci enfin, à Gousse-d’Ail4 le chat de m’avoir montré qu’un félin peut parfaitement passer la nuit dehors par – 30 °C, grâce à quoi je n’éprouve plus de scrupule lorsque je laisse dormir Salsifis dans le frigo.

Voilà voilà.

Je repartirais bien, tiens.

 

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1 Il serait peut-être temps de les publier, oui.

2 Pour info, mes yeux, sur l’avant-dernière photo, sont ouverts. Et bouffis.

3 Enfin presque, puisqu’en Suède on capte 5 barres de 4G jusqu’au fin fond des bois.

4 Bon en vrai son nom était un mot suédois qui sonnait comme ça. L’histoire retiendra Gousse-d’Ail comme Malbrouck pour Malborough, en somme.

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