Rue André-Gill, Paris, 10 juin.

Shooting people #111.


Rue André-Gill, Paris, 10 juin.

Je n’ai sciemment pris qu’un minimum de matériel. Un flash au cas où, rien d’autre, pour se concentrer sur le sujet plutôt que sur la technique. Je les retrouve à la Fourmi et nous partons à l’aventure dans le quartier, pour s’arrêter 20 m plus loin dans la rue André-Gill, dont le buste orne le fond. Ils me demandent de qui il agit. Je réponds que c’est un chansonnier et caricaturiste du XIXe siècle, et que… c’est tout ce que je peux dire sans Wikipédia (à part la fameuse anecdote du lapin à Gill, mais je n’ai aucune envie de me lancer dans une tentative de la leur expliquer en anglais).

Ils m’expliquent qu’ils ne sont pas encore à l’aise avec les sessions photo. Je leur répond que ça se voit. J’essaie de les mettre à l’aise. Celui-ci finit par s’appuyer nonchalamment sur la rembarde, bras croisés. Celui-là préfère les garder dans le dos car c’est sa position naturelle. J’essaie différents cadrages, tout en continuant à parler pour leur faire oublier l’appareil.

10 minutes plus tard, nous sortons de là, parlant de l’album à venir, de la tournée, du nouveau simple. Je les quitte au croisement de la rue des Martyrs et du boulevard de Clichy. Ils prennent le train pour Amsterdam ce soir.

Je rentre avec quelques portraits, dont un souriant chopé au détour d’une blague. Celui-là, je le garde pour ici, tandis qu’un plus sérieux illustre l’interview de Louis Tesseydou pour Soul Kitchen.

Ça m’avait manqué, un peu.

 

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