Pearl Jam @ POP Bercy, Paris.

Interstellar Overdrive | Corduroy | Animal | Save You | World Wide Suicide | Dissident | Unemployable | Marker in the Sand | Daughter / Another Brick in the Wall (Pink Floyd) | 1/2 Full | Thumbing My Way | Even Flow | You Are | Love Boat Captain | Lukin | Not for You | Black | Life Wasted || You’ve Got to Hide Your Love Away (The Beatles) | | Parachutes | Better Man | Rearviewmirror || Go | Do the Evolution | Alive | Rockin’ in the Free World (Neil Young cover) | Yellow Ledbetter / Little Wing (The Jimi Hendrix experience)

Si l’on a pu occuper ces 6 ans, 3 mois et 4 jours sans concert français de Pearl Jam en écoutant en boucle les 174 bootlegs officiels sortis depuis la tournée 2000, jamais aucun enregistrement ne pourra restituer ça. La lourdeur du rythme de tout un Bercy clappant à l’unisson pendant le break de Daughter débouchant sur une reprise d’Another Brick In The Wall du Floyd. Les visages de dingues assortis aux cris hystériques qui accueillent Dissident, Animal, Better Man, Corduroy ou World Wide Suicide. Le reflet de la telecaster de Vedder sur Evenflow, utilisée comme projecteur pour éclairer les tribunes qui se lèvent alors tour à tour dans une ola téléguidée. Sur le même titre, le solo de guitar-hero, 6-cordes derrière la tête, d’un Mike McCready époustouflant d’un bout à l’autre de la soirée. Ce fan rampant sur la fosse pour approcher un Vedder des grands jours au plus près. Cet autre, juché sur une paire d’épaules, torse nu et les bras tendus, comme crucifié d’extase par le break grandiose de Rearviewmirror. Les spots qui aveuglent une assemblée prise de court par le passage instantané du calme outro de Love Boat Captain à l’électro-choc rock de Luckin. Les sauts sur place de McCready incitant Bercy à assurer les chœurs de Not For You ou les yeux au ciel de son solo dans les hululements qui ponctuent la fin de Black. Les concours de frisbees de Vedder avec ses roadies et des tambourins. Les grandes lumières sous lesquelles termine la soirée en apothéose avec Rockin’ in the Free World et Yellow Ledbetter. Et quand bien même on pourrait rétorquer que tout ça, on pourrait le voir sur un DVD, c’est sans compter les vibrations du sol martelé par les sauts de joie des gradins pendant Better Man, entre les 2 rappels ou aux premiers accords d’Alive, de Rearviewmirror, de Do the Evolution ou de Life Wasted. Un public chauffé à blanc par 6 ans de disette. Un groupe impeccable. La soirée valait largement 2 286 jours d’attente.

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